Ligue de l’enseignement du Morbihan
C’est au son des binious de Sonam’, association kervignacoise affiliée comme 240 autres à la Ligue de l’enseignement du Morbihan, que s’est ouvert, jeudi 24 avril 2025, l’assemblée générale de cette fédération. Louise Potel, la présidente de la Ligue, revient sur le rôle et les missions de ce mouvement associatif pluridisciplinaire.

Quelle est l’origine de la Ligue de l’enseignement ?
Louise Potel, présidente : La Ligue a été fondée en 1866 par Jean Macé. Son but était de former des citoyens éclairés afin de pouvoir voter en leur âme et conscience. La fédération du Morbihan existe depuis 1907. C’est un mouvement complémentaire de l’école publique, fédération d’éducation populaire et d’associations laïques. Elle compte 11 111 adhérents.
Kervignac est partenaire de longue date et impliquée dans le salon du livre jeunesse du pays de Lorient. Un événement phare qui fêtera son quart de siècle et qui montre l’alchimie entre volonté de politique locale, engagement associatif et participation citoyenne.

Quelles sont les missions de la Ligue ?
Nous avons des actions d’accompagnement de la vie associative, de formation, par exemple pour que le bénévolat ne soit pas une contrainte, de développement du sport, d’éducation avec des ateliers de citoyenneté et des formations pour adultes. On fait des actions départementales dans les écoles, les collèges et les lycées, des actions culturelles dans le milieu pénitentiaire. Des rencontres sportives avec les scolaires ou des animations comme le « Playa tour » avec I’UFOLEP (Union française des œuvres laïques
d’éducation physique, NDLR), du 8 au 10 juillet à la plage de Kerguélen, à Larmor-Plage, un tournoi de sports innovants.
Rencontrez-vous des difficultés ?
Le contexte social et politique est marqué par des tensions et des incertitudes en 2024. Malgré le contexte de repli sur soi et de fragmentation sociale, les 240 associations que nous fédérons continuent de créer du lien, de la solidarité et de la citoyenneté active. La baisse des financements est aussi préoccupante. Les subventions sont un soutien public, mais ne doivent pas être considérées comme une dépense superflue, plutôt comme un investissement intelligent. Les associations créent du lien social là où il risque de se rompre et sont souvent le dernier rempart contre la désertification culturelle et sociale de nombreux territoires.
